Il est élu pour 5 ans par tous les électeurs ; il ne peut pas faire plus de 2 mandats de suite.
Le président nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres (la réunion du Gouvernement) et il est le chef des armées.
Il peut dissoudre l'Assemblée nationale : une nouvelle élection des députés a alors lieu 20 à 40 jours plus tard.
Il peut faire voter les électeurs par référendum sur certains sujets, si le Gouvernement ou les deux chambres du Parlement le lui proposent.
En cas de menace grave et immédiate sur le pays, si les institutions ne fonctionnent plus normalement, il peut prendre des pouvoirs exceptionnels (article 16).
Le Parlement se réunit alors, l'Assemblée ne peut pas être dissoute, et après 30 jours le Conseil constitutionnel peut vérifier si c'est encore justifié.
Sources (8) : Le président
Document officiel·Conseil constitutionnel·
« Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 6, 8, 9, 11, 12, 15 et 16), texte intégral en vigueur
« Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale. Les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 6, 8, 9, 11, 12, 15 et 16), texte intégral en vigueur
« Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux Assemblées, publiées au Journal Officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 6, 8, 9, 11, 12, 15 et 16), texte intégral en vigueur
« Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 6, 8, 9, 11, 12, 15 et 16), texte intégral en vigueur
« Le Parlement se réunit de plein droit. L'Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels. Après trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 6, 8, 9, 11, 12, 15 et 16), texte intégral en vigueur
« Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la loi définitivement adoptée. Il peut, avant l'expiration de ce délai, demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 10, 12, 16, 24, 47, 61 et 89), texte intégral en vigueur
« le projet de révision n'est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n'est approuvé que s'il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 10, 12, 16, 24, 47, 61 et 89), texte intégral en vigueur
« Les projets de loi sont délibérés en conseil des ministres après avis du Conseil d'État et déposés sur le bureau de l'une des deux assemblées. Les projets de loi de finances et de loi de financement de la sécurité sociale sont soumis en premier lieu à l'Assemblée nationale. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 8, 20, 21, 37, 39, 49 et 50), texte intégral en vigueur
« Le Premier ministre peut, après délibération du conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 8, 20, 21, 37, 39, 49 et 50), texte intégral en vigueur
« Lorsque l'Assemblée nationale adopte une motion de censure ou lorsqu'elle désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du Gouvernement, le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du Gouvernement. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 8, 20, 21, 37, 39, 49 et 50), texte intégral en vigueur
« le Gouvernement peut, après une nouvelle lecture par l'Assemblée nationale et par le Sénat, demander à l'Assemblée nationale de statuer définitivement. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 24 et 45), texte intégral en vigueur
Il y a cohabitation quand le Premier ministre et la majorité des députés ne sont pas du même camp que le président.
Pourquoi ? Le président choisit le Premier ministre, mais une majorité de députés peut renverser le Gouvernement.
La Constitution ne prévoit pas ce cas : c'est une pratique apparue en 1986.
Exemples : de 1986 à 1988, avec le président François Mitterrand et le Premier ministre Jacques Chirac.
Puis de 1993 à 1995 (François Mitterrand et Édouard Balladur) et de 1997 à 2002 (Jacques Chirac et Lionel Jospin).
Sources (10) : La cohabitation
Article·Public Sénat (Camille Gasnier)·
« La cohabitation est une situation institutionnelle dans laquelle le Premier ministre et la majorité des députés de l’Assemblée nationale sont d’une tendance politique opposée à celle du Président de la République. »
« Le 20 mars 1986, François Mitterrand, président socialiste nomme Jacques Chirac Premier ministre. C’est le début d’une période de cohabitation qui durera jusqu’en 1988. »
Le Conseil constitutionnel vérifie que les lois respectent la Constitution.
Il a 9 membres, nommés pour 9 ans : 3 par le président de la République, 3 par celui de l'Assemblée, 3 par celui du Sénat.
Avant qu'une loi s'applique, le président, le Premier ministre, les présidents des deux chambres, 60 députés ou 60 sénateurs peuvent la lui envoyer.
Ce qu'il juge contraire à la Constitution ne peut pas s'appliquer.
Pour la présidentielle, il établit la liste des candidats, examine les réclamations et proclame les résultats.
Sources (6) : Le Conseil constitutionnel
Document officiel·Conseil constitutionnel·
« doivent être soumis au Conseil constitutionnel qui se prononce sur leur conformité à la Constitution. Aux mêmes fins, les lois peuvent être déférées au Conseil constitutionnel, avant leur promulgation »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 56, 58, 61 et 62), texte intégral en vigueur
« Le Conseil constitutionnel comprend neuf membres, dont le mandat dure neuf ans et n'est pas renouvelable. Le Conseil constitutionnel se renouvelle par tiers tous les trois ans. Trois des membres sont nommés par le Président de la République, trois par le président de l'Assemblée nationale, trois par le président du Sénat. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 56, 58, 61 et 62), texte intégral en vigueur
« les lois peuvent être déférées au Conseil constitutionnel, avant leur promulgation, par le Président de la République, le Premier ministre, le président de l'Assemblée nationale, le président du Sénat ou soixante députés ou soixante sénateurs. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 56, 58, 61 et 62), texte intégral en vigueur
« La liste des candidats est préalablement établie par le Conseil constitutionnel au vu des présentations »
Loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel, article 3 (version en vigueur au 26 octobre 2026)
« Le Conseil constitutionnel veille à la régularité de l'élection du Président de la République. Il examine les réclamations et proclame les résultats du scrutin. »
Constitution du 4 octobre 1958 (articles 56, 58, 61 et 62), texte intégral en vigueur
« Sauf le cas de dissolution, les élections générales ont lieu dans les soixante jours qui précèdent l'expiration des pouvoirs de l'Assemblée nationale. »
Code électoral, articles LO119 à LO122 (version en vigueur au 26 octobre 2026)
Pour être élu, un candidat doit obtenir plus de la moitié des suffrages exprimés. Sinon, il y a un second tour 14 jours plus tard.
Selon la Constitution, le président veille à ce qu'elle soit respectée.
Le président nomme les ministres, sur proposition du Premier ministre.
Une loi peut être proposée par le Premier ministre ou par les députés et les sénateurs. Elle est ensuite votée par le Parlement.
Les impôts, la Sécurité sociale (santé, retraites...) ou l'école : leurs grandes règles sont fixées par des lois.
Quand une loi est votée, c'est le président qui la promulgue : il a 15 jours pour le faire.
Il négocie et signe les traités avec les autres pays.
Il nomme à de nombreux postes importants : ambassadeurs, préfets, recteurs d'académie...
Certaines décisions, il les prend seul : nommer le Premier ministre, dissoudre l'Assemblée... Les autres doivent aussi être signées par le Premier ministre. Pour un référendum, il faut d'abord une proposition du Gouvernement ou des deux assemblées.
En 2022, au 1er tour, 35 923 707 personnes ont voté, sur 48 747 876 inscrits. L'abstention était de 26,31 %.
Au 2nd tour de 2022, 35 096 478 personnes ont voté, sur 48 752 339 inscrits. L'abstention était de 28,01 %.
Chez les jeunes, on vote moins : selon l'Insee, 67 % des 18-29 ans inscrits ont voté au 1er tour de 2022, contre 77 % des 65 ans ou plus (France métropolitaine).
Au 2nd tour de 2022, toujours selon l'Insee, 63 % des 18-29 ans inscrits ont voté.
Parmi les inscrits de moins de 35 ans, 24 % n'ont voté à aucun tour des élections nationales de 2022 (présidentielle et législatives).
Le vote blanc (bulletin blanc ou enveloppe vide) est compté à part. Il n'entre pas dans les « suffrages exprimés », qui servent à désigner le gagnant.
Au 2nd tour de 2022, il y a eu 2 233 904 bulletins blancs.
Sources (20) : Pourquoi voter ?
Document officiel·Conseil constitutionnel·
« Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. […] Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. »
Constitution du 4 octobre 1958, article 7 (texte intégral en vigueur)
« Les actes du Président de la République autres que ceux prévus aux articles 8 (1er alinéa), 11, 12, 16, 18, 54, 56 et 61 sont contresignés par le Premier ministre et, le cas échéant, par les ministres responsables. »
Constitution du 4 octobre 1958, article 19 (texte intégral en vigueur)
« Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux Assemblées, publiées au Journal Officiel, peut soumettre au référendum »
Constitution du 4 octobre 1958, article 11 (texte intégral en vigueur)
« En 2022, 67 % des électeurs de 18-29 ans ont voté au premier tour de l’élection présidentielle, contre 77 % des 65 ans ou plus, soit 10 points d’écart »
Vingt ans de participation électorale : en 2022, les écarts selon l’âge et le diplôme continuent de se creuser (Insee Première n° 1929)
Document officiel·Légifrance (JORF n° 45 du 22 février 2014)·
« Les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal. Ils n'entrent pas en compte pour la détermination des suffrages exprimés, mais il en est fait spécialement mention dans les résultats des scrutins. Une enveloppe ne contenant aucun bulletin est assimilée à un bulletin blanc. »
Loi n° 2014-172 du 21 février 2014 visant à reconnaître le vote blanc aux élections